Jean Philippe de Ravel porte les couleurs de South African Airways à Maurice.

Après une belle carrière l’ayant conduit de Hong Kong à Paris, en passant par de nombreuses missions dans divers pays d’Afrique, Jean Philippe de Ravel est revenu à la case départ, à Maurice, pour exercer les fonctions de délégué de South African Airways. Trop jeune pour avoir connu l’aube des relations entre la compagnie et Rogers en 1948, il a toutefois une assez longue expérience pour évaluer dans la durée les performances de son GSA. « D’un pourvoyeur de services, historique jusqu’en 2000, notre partenaire mauricien est devenu depuis un prestataire reconnu et choisi pour ses capacités à répondre aux attentes actuelles de la compagnie. « Notre relation, » explique-t-il, « ne se fonde plus sur les accords initiaux puisqu’ils ont été remis en cause.Le choix de travailler avec Rogers s’appuie sur sa capacité à respecter le cahier des charges soumis lors des différentes procédures d’appel d’offres dont la prochaine est prévue pour 2012. La situation a fortement évolué au cours des dernières décennies », poursuit Jean Philippe de Ravel. « A une certaine époque, des escales techniques à Maurice s’imposaient du fait des embargos contre le régime d’apartheid. Puis, il y a eu l’évolution des prix du carburant et la mise en service du hub de Johannesburg. Aujourd’hui, le trafic est conditionné par des besoins économiques liés aux relations commerciales nouées entre des entreprises des deux pays. A cela s’ajoute le fait qu’un nombre important de ressortissants sud-africains a choisi d’élire domicile à Maurice ou d’y établir une résidence secondaire. Les déplacements augmentent en conséquence. Il faut aussi compter avec les désirs d’une nouvelle classe sociale sud-africaine qui a les moyens de voyager hors du pays, en particulier dans les îles de l’océan Indien, très prisées pour des séjours balnéaires. » Au départ des Seychelles et de Maurice, South African Airways compte sur les services de Rogers Aviation pour acheminer les voyageurs qui veulent se rendre au pays de Mandela. Pour l’heure, les choses ont l’air de bien se passer puisque, précise le représentant à Port Louis de la première compagnie aérienne africaine, « le nombre de passagers transportés est en constante augmentation depuis une dizaine d’années, au rythme de 5 à 7 % par an, avec 8 rotations par semaine et des avions remplis en moyenne à 72%. »

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