La réserve naturelle qui domine Bel Ombre avec ses points de vue exceptionnels, sa faune et sa flore devenues rares, laisse d’impérissables souvenirs à tous ses visiteurs, dont le célèbre journaliste français, fervent admirateur de Maurice.

C’est un des privilèges discrets, et non des moindres, accordés aux hôtes du domaine de Bel Ombre. Résider aux portes de la réserve naturelle Frédérica semble un cadeau du ciel. Pour qui s’en saisit, bien-sûr ! Du rempart au lagon, entre crêtes et vallons, cet immense parc de 1 500 hectares offre des points de vue exceptionnels. Aquatiques ou végétales, de l’émeraude au turquoise en passant par l’azur et l’anis, toutes les nuances de vert et de bleu semblent s’être donné rendez-vous. Avec pour seul témoin, un cordon tressé de plages de sable blanc et de falaises basaltiques, signatures du sud sauvage. La chaleur de sa savane, la fraîcheur de ses sous-bois et ses cours d’eau abritent des espèces animales et des essences d’arbres uniques qui prospèrent sous la protection de la Wild Life Foundation. Accompagnés de spécialistes, quelques individus plus curieux que les autres y font de longues promenades en 4×4, à pied ou en quad.

Au guidon de l’un de ces engins agiles, deux semaines avant Pâques, l’un des plus célèbres journalistes français est invité à s’élancer à la découverte des lieux. Malgré sa relation très intime avec Maurice, Patrick Poivre d’Arvor (PPDA) ne connaît pas encore Frédérica, ses nuées de roussettes et ses cerfs de Java.

« Cette promenade est une vraie rencontre avec la nature,» confie-t-il, de retour à l’hôtel. « Un monde différent de celui qu’on a l’habitude de voir de Maurice, on découvre une île sauvage : sa faune, sa flore … et la solitude. Parmi les nombreuses émotions que mon fils et moi avons vécues durant cette demi-journée, je retiens surtout le très joli moment passé avec des jeunes biches, juste nées. »Le retour de balade marque une autre naissance. Celle d’un nouveau lien entre l’île et son fervent admirateur qui, révèle-t-il, « depuis quarante ans, ne reste pas une année sans y faire une petite visite ».

La chaleur de sa savane, la fraîcheur de ses sous-bois et ses cours d’eau abritent des espèces animales et des essences d’arbres uniques qui prospèrent sous la protection de la Wild Life Foundation.

A definitive first encounter

« Ce n’est pas exagéré de dire,» poursuit PPDA, « que c’est ici que j’ai débuté ma carrière de journaliste. En 1971, à 24 ans, j’ai été lauréat du concours « Envoyé spécial » de Inter, grâce à un grand reportage de cinq fois une heure sur le « Fait français à Maurice ». Cela m’avait donné l’occasion d’interviewer l’historien Auguste Toussaint mais aussi des personnalités telles Sir Seewoosagur Ramgoolam, Gaëtan Duval et Paul Bérenger. Autant de rencontres que je ne suis pas près d’oublier. »

Je trouve, que ce pays a beaucoup à nous apprendre sur la valeur de la tolérance et ses corollaires : la mixité, la diversité des racines et les relations différentes qu’entretiennent ses habitants par rapport à celles qui s’expriment ailleurs.

Quelques années de journalisme plus tard, dont vingt- cinq à présenter le JT de 20 heures, sur Antenne 2 puis sur TF1, il est devenu l’un des visages de l’information les plus renommés en France. A telle enseigne que, trois ans après sa dernière grand-messe quotidienne de l’actualité, son empreinte sur le paysage audiovisuel demeure avec la complicité de la marionnette des Guignols de l’info, visible chaque jour sur Canal+, depuis 1988.

Grand reporter, présentateur vedette et people, le nouvel admirateur de Frédérica est également romancier, avec une soixantaine d’ouvrages littéraires à son actif, dont certains coécrits avec son frère, Olivier. Dans leur troisième opus à quatre mains, apparaissent d’autres relations très personnelles avec Maurice.

« Le roman de Virginie » conduit le lecteur sur les rives de l’océan d’Indien qui portent encore les traces du plus célèbre ancêtre des auteurs. De leur vrai nom Poivre – d’Arvor étant un ajout pour souligner leur attachement à leurs racines bretonnes – les deux frères, férus de navigation, y évoquent le vagabondage de leurs aïeux. En particulier celui de leur arrière-arrière-arrière-grand- oncle, l’Intendant Général des Isles de France et Bourbon, en poste à Port Louis entre 1767 et 1772, Pierre Poivre et de son épouse Françoise, amis d’un autre promoteur de l’île, Bernardin de Saint Pierre.

Conjugaison d’une fidélité exemplaire et d’une lointaine parenté, le regard que pose Patrick Poivre d’Arvor sur Maurice est un encouragement pour tous ceux qui, à l’image des promoteurs du domaine de Bel Ombre, aspirent à son ouverture sur le monde et au maintien de son authenticité.

« Je trouve,» dit-il, « que ce pays a beaucoup à nous apprendre sur la valeur de la tolérance et ses corollaires : la mixité, la diversité des racines et les relations différentes qu’entretiennent ses habitants par rapport à celles qui s’expriment ailleurs. » Une autre invitation au voyage.

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