Créé en 1993, le restaurant Le Chamarel, dans les hauteurs du sud-ouest de l’île Maurice, n’a de cesse de séduire les visiteurs en quête d’une délicieuse cuisine mauricienne du terroir, agrémentée de vues imprenables.

photos : manoj nawoor

À l’entame de sa 20e année d’existence, Le Chamarel, installé dans le charmant village du même nom, remet au goût du jour les saveurs d’un terroir parfois mis aux oubliettes. Perché sur une crête rocheuse appelée Rontaunay, on y savoure des spécialités mauriciennes, assaisonnées d’une vue panoramique magnifique, balisée au sud par la montagne du Morne Brabant et à l’ouest par la Tourelle de Tamarin.

Tandis que l’on déguste des mets délicieux, copieux et à pas cher à l’ombre d’un grand badamier, on peut laisser flâner ses yeux sur un paysage superbe s’étendant du littoral jusqu’au bleu infini du lagon, parsemé de petits îlots. Il n’en faut pas plus pour comprendre pourquoi c’est la vue la plus photographiée de la partie sud-ouest de l’île.

Le Chamarel est géré par la Compagnie Sucrière de Bel Ombre, du pôle foncier et agro-entreprise de Rogers. Il présente l’avantage d’être à un jet de pierre des plus belles attractions de la région, dont le célèbre phénomène géologique de la Terre de 7 Couleurs, qui attire quelque 300 000 visiteurs par an. Le projet de restaurant lui- même s’inscrit d’ailleurs dans la perspective d’une politique de promotion de l’écotourisme en faisant connaître l’arrière-pays aux visiteurs.

L’architecture de cette vitrine de l’art culinaire mauricien, qui compte 120 couverts, privilégie des matériaux naturels tels que le bois, la pierre et la paille, sur une superficie de presque 400 m2. Dans l’assiette, on savoure une cuisine locale d’antan, sublimée par un savant soupçon de modernité.

Filet de « babonne » sur un lit d’étouffée de « brèdes » mélangées, camarons grillés à la noix de coco et à la coriandre, « vindaye » de daurade, riz créole, fricassée de lentilles noires, chutney et « achards », curry d’« ourite » à la papaye verte, chutney de coco et « pipangaille ».

Des délices qui se dégustent plutôt qu’ils ne se décrivent. Au dessert, on se laisse facilement tenter par un parfait glacé au café de Chamarel, une crème brûlée au combava, des bananes caramélisées au vieux rhum, ou encore un bavarois à l’ananas et son coulis de fruits rouges.

La carte de ce restaurant de haute facture met la fraîcheur et l’exotisme à l’honneur avec, entre autres, le cœur de palmiste, des tubercules tels que le manioc, l’« arouille » et la patate douce, des fruits de saison, ainsi que l’incontournable café de Chamarel. En période de chasse, soit de juin à septembre, un menu gibier concocté avec des produits du Domaine de Bel Ombre, comme le cerf, le cochon marron ou le faisan, est également proposé.

TripAdvisor, la référence mondiale des avis de touristes en ligne, ne s’est certainement pas trompé en octroyant son certificat d’excellence au restaurant Le Chamarel deux années de suite, en 2012 et 2013. Dépaysement gustatif garanti !

origine du nom

Chamarel est une élévation naturelle du sol (350 m d’altitude) située dans le district de Rivière-Noire, qui tient son nom d’Antoine Régis Chazal de Chamarel, écuyer et capitaine d’infanterie du régiment de Provence. Celui-ci obtint, le 28 janvier 1786, la concession d’une grande superficie de terrain en cet endroit.

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