Hector Espitalier-Noël

« Jardin sans doute qu’un dieu posa sur les eaux Maurice où la mer chante et dorment les oiseaux... »

C’est avec ces vers enchanteurs de Paul- Jean Toulet que le Président du Conseil d’administration de la Compagnie Sucrière de Bel Ombre, Hector Espitalier-Noël, a débuté son allocution, lors du cocktail marquant le centième anniversaire de l’entreprise, le 24 juin dernier.

« Comment parler des cent ans de la Compagnie Sucrière de Bel Ombre sans voyager au gré des rêves et de l’imagination ? Le domaine agricole remonterait à 1765 selon nos écrivains, dont mon ami Jean-Pierre Lenoir, à qui nous devons ce magnifique ouvrage qui vous sera dévoilé juste après. Son histoire est intimement liée à celle des hommes qui y ont investi et qui s’y sont investis. Le 22 juin 1910, sept d’entre eux s’associèrent pour créer la Compagnie Sucrière de Bel Ombre.

C’est ce moment dans l’histoire que nous commémorons aujourd’hui. La Compagnie s’est attachée à consolider la sucrerie et agrandir la propriété en rachetant ses voisins et faire d’elle la plus grande propriété du pays. En 1999, nous avons dû fermer l’usine sucrière qui n’était plus rentable depuis bien des années et Bel Ombre fut privée d’un chant qu’elle avait entendu pendant plus de 100 ans. Nous promettions alors à la communauté de la région, désemparée par cette fermeture, un avenir meilleur. Le résultat est là, tout autour de vous. Vous n’avez qu’à vous promener dans le nouveau Bel Ombre, prêter l’oreille et écouter ce nouveau dynamisme battre dans ses artères. Plus de 3 000 personnes travaillent tous les jours dans les hôtels de la région. Quelque 150 villas ont été vendues apportant à Bel Ombre un pouvoir d’achat qui fait toute la différence.

La contribution de la région à l’économie nationale est aujourd’hui très importante. C’est là une énergie formidable que nous avons libérée. Une énergie créatrice qui a déjà changé la face économique de ce coin du pays. Elle est palpable dans le vif intérêt que portent de nombreuses personnes venues d’ici et d’ailleurs qui viennent vivre et investir à Bel Ombre… Ce n’est pas donné à tout le monde de se réinventer à 100 ans. »

Bel Ombre, entre mer et montagne // Jean-Pierre Lenoir éditions le corsaire
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