Témoin et acteur privilégié du développement touristique à l’île Maurice, l’ancien directeur général de MTTB revient sur quelques faits marquants de l’histoire du secteur.

La vision d’expansion régionale de Rogers ne date pas d’hier. Déjà, en 1953, Amédée Maingard, alors directeur de la compagnie, décidait de s’associer avec Paul Giraud, un Mauricien établi depuis 1946 dans la capitale malgache, Antananarivo, pour fonder Transcontinents. L’agence a aujourd’hui pour actionnaires Rogers Aviation Holding Co. Ltd, Paul-France Giraud et Michel Pitot.

Elle propose des services d’agence de voyages et de tour-opérateur, employant une trentaine de personnes, auxquelles s’ajoute une dizaine de guides indépendants. « Notre première activité fut la billetterie et à l’époque, il n’y avait que deux compagnies aériennes desservant la grande île : Air France et TAI. à présent, avec l’ouverture progressive du ciel malgache, elles sont au nombre de sept, notamment Air Austral, Air France, Air Madagascar, Air Mauritius, Corsair, Kenya Airways et South African Airways. Ce qui nous a amenés à organiser, à la demande, des séjours et tours à l’étranger, où nous disposons de correspondants fiables », raconte Paul-France Giraud, qui a succédé à son père Paul, à la direction de la compagnie.

Le développement touristique à Madagascar a décollé bien après les destinations voisines en raison d’une situation politique et économique défavorable. En outre, les crises politiques de 1991, 2002 et 2009 ont mis, à chaque fois, un long coup d’arrêt aux différents essors connus par ce secteur. Le positionnement de la destination a longtemps été axé sur le balnéaire, avant de se tourner vers l’aspect « aventure et découverte », qui correspond mieux aux atouts de Madagascar.

Ces 10 dernières années, le secteur privé a beaucoup investi dans le tourisme. Tant et si bien que la capacité hôtelière a doublé, avec actuellement 20 520 chambres, dont 12 000 seulement peuvent accueillir des touristes.

« Transcontinents a connu bien des traversées difficiles, mais nous les avons toutes surmontées, aidés en cela d’abord par l’amour de ce pays et de notre métier. C’est aussi grâce à la confiance des autorités locales, à l’esprit d’équipe de notre personnel, à une franche et loyale collaboration avec tous nos partenaires, ici comme à l’étranger, et au soutien jamais démenti de Rogers, notre maison-mère, qui a toujours misé sur le long terme à Madagascar », ajoute Paul-France Giraud.

La plus ancienne agence de voyages et tour-opérateur de Madagascar fêtera, le 17 octobre prochain, ses 60 ans d’activité ininterrompue…

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