Les oiseaux de mer sont considérés comme des bioindicateurs, l’analyse de leur comportement alimentaire permettant aux scientifiques de déterminer l’état de santé et les changements dans l’écosystème marin. Selon le BirdLife Global Seabird Programme, ils font face à un grand nombre de menaces, dont les prédateurs et le braconnage sur leurs lieux de nidification, la surpêche, la pollution marine et le changement climatique. Cette année, Rogers a décidé de contribuer au financement d’un projet de translocation sur l’île aux Aigrettes d’une communauté d’oiseaux de mer indigènes en provenance d’autres îlots autour de l’île Maurice. Depuis le lancement de cette initiative de la Mauritian Wildlife Foundation (MWF) visant à réintroduire une communauté d’oiseaux de mer qui avait disparu de l’îlot, 280 spécimens de cinq espèces différentes ont été relâchés sur de nouveaux sites. La translocation est un outil essentiel pour assurer la survie d’espèces menacées et cette initiative revêt une importance particulière, car c’est la première fois que ces espèces font l’objet de translocation et sont élevées à la main. Les information recueillies sur le temps nécessaire pour leur envol, le taux de croissance et de nourrissage, ainsi que la survie de juvéniles volants viennent élargir les connaissances scientifiques actuelles sur les oiseaux de mer.

photos : mmcs | deeneshen sabapathee

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