Le marché mondial du bien-être est en pleine forme et pèse désormais plus de 4 milliards de dollars. Que recouvre précisément cette économie ? Comment Maurice peut-il tirer son épingle du jeu ? Tour d’horizon calme, cool, zen.

Le wellness, tout un concept

Si de nos jours le mot « wellness » est communément employé, le concept ne date pas d’hier. En effet, les civilisations de la Grèce, de la Rome et de l’Asie antiques avaient déjà une certaine idée du bien-être. Pendant les années 1950 à 1970, les écrits de médecins et de penseurs américains ont largement façonné la façon dont nous appréhendons le wellness aujourd’hui.

Le Global Wellness Institute (GWI) définit le bien-être comme la poursuite assidue d’activités, de choix et de modes de vie qui mènent à un état de santé holistique. En d’autres mots, c’est la recherche d’un état de santé optimal qui s’étend au-delà de la santé physique et intègre les dimensions mentale, émotionnelle, spirituelle, environnementale et sociale.

Le Global Wellness Institute (GWI) définit le bien-être comme la poursuite assidue d’activités, de choix et de modes de vie qui mènent à un état de santé holistique. En d’autres mots, c’est la recherche d’un état de santé optimal qui s’étend au-delà de la santé physique et intègre les dimensions mentale, émotionnelle, spirituelle, environnementale et sociale. L’économie du wellness comprend donc des industries qui permettent aux consommateurs d’intégrer des activités, des choix et des modes de vie menant au bien-être dans leur vie quotidienne. Le GWI a identifié dix secteurs d’activité qui démontrent l’ampleur de cette économie (lire par ailleurs).

Lumière sur le marché local

Pendant longtemps à Maurice, le terme « wellness » faisait directement référence à l’industrie du spa. Et pour cause, ce secteur était et reste le plus développé sur l’île. « Nous avons beaucoup de spas à Maurice, dans tous les hôtels, mais aussi ce qu’on appelle des day spas. Il existe de grandes marques comme des enseignes plus authentiques », indique Hélène Cassan, consultante Wellness & Spa.

Ce n’est que depuis quelques années que le vrai concept du wellness a émergé et que d’autres secteurs ont commencé à gagner du terrain, notamment ceux de « fitness et pratiques corps-esprit » et « soin personnel, beauté et anti-âge ».

S’il y a une certaine reconnaissance de l’importance de la santé dans sa globalité, des barrières subsistent. On pense notamment aux barrières financières (la poursuite d’un état de santé holistique est-elle accessible à tous ?) et culturelles (habitudes alimentaires, croyances). Certains secteurs peinent à se développer, comme celui du « bien-être au travail » – idée qui ne fait pas encore partie de la culture des entreprises – ou encore celui de « l’immobilier et mode de vie bien-être » qui demande des investissements plus risqués. « L’économie du wellness dépend beaucoup de la sensibilisation des individus et institutions », souligne Hélène.

L’avenir dans le tourisme ?

Pour la consultante, il n’y a pas de doute, l’avenir de la destination Maurice est dans le wellness. D’ailleurs, cela fait plus de cinq ans qu’elle mise sur ce concept, notamment avec les Wellness Weeks à Heritage Resorts. Il faut dire que l’île rassemble toutes les qualités nécessaires à une offre bien-être complète : nature généreuse, climat accueillant, savoir-faire local, hôtels et spas de grande qualité, parcours de randonnée. « Les voyageurs ne viennent pas encore à Maurice spécialement pour du wellness mais ceux qui découvrent nos offres sur place repartent convaincus », affirme-t-elle.

En 2019, Heritage Resorts, sous l’impulsion d’Hélène Cassan, a fait le pari osé d’organiser le premier Mauritius Wellness Festival avec le soutien de la Mauritius Tourism Promotion Authority (MTPA). Bilan de cette première régionale, une participation quelque peu en-deçà des attentes mais de très bons retours. Afin d’attirer plus de voyageurs en 2020, l’accent sera mis sur des partenariats commerciaux internationaux. « La clé, pour faire avancer les choses plus rapidement, serait de rassembler tous les acteurs du wellness à Maurice pour communiquer d’une seule voix », conclut-elle. Autrement dit, l’union fait la force.

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